Cadre Zéro

L'objet le cadre de l'art.

Cadre Zéro

Cadre zéro

L'Objet, le cadre de l'art

*Art : Qui a une existence en soi, indépendante de la connaissance ou de l’idée que peut en avoir l’être pensant ; c’est un objet d’art avant de jouer le rôle qui le soumet à une forme, pensée, fonction…à une matérialité.

 L’art, ex situ, s’extrait de sa perception, de sa composition, de sa conception, de son lieu, de  sa fonction ; de tout cadre excepté son cadre propre, celui de son propre potentiel. Il se contient en tant que art, initiateur de l’objet.  Identifier l’art de l’objet, non pas par le cadre (objet) mais par son essence, sa substance, son degré zéro (non-objet), introduit les questions suivantes : Le lieu (objet) fait-il l’art (essence) ? L’art fait-il le lieu ? L’art peut-il être isolé de la matérialité? Peut-il être totalement autonome dans l’encadre ou dans le hors-cadre ? Ce qui est donné à voir d’emblé de l’objet est le non art, l’exposé, le finit et sans perspective. Dissocier l’art d’une quelconque matérialité offre une perspective qui recrée la matière à l’infini ; il reste extensible. La matière demeure  puisqu’elle indique l’art mais n’est pas l’art. Redéfinir la relation de l’art à l’objet, la relation du verbe au complément, permet un autre rapport à l’objet et fournit surtout un point focal de cette quête de la « réalité d’art ». L’art est au-delà de l’objet, au-delà de toutes interprétations, du concret ou de l’abstrait, de l’animé ou de l’inanimé, du matériel ou de l’immatériel. Ceci renvoie à L’objet-non-objet ou objet d’art, au commencement, à  la fraction de seconde avant le big-bang (formation de la matière), au degré zéro moins (0-), au potentiel art, à l'essence art de l'objet. La part non sondée de l’objet est sa réalité-art. Du connu à l’inconnu, de la matière à l’essence. Certaines philosophies zen proposaient déjà cette vision des choses depuis l’antiquité. Kandinsky, dans son ouvrage, du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier, souligne la dimension spirituelle de l’objet-couleur ; il expose dans ce court traité sa vision personnelle de l’art dont la véritable « mission » est d’ordre spirituel. Une mission ? Surtout pas. Plutôt  une essence ; son but, initier la matière. L’art n’a jamais été créé ; l’art crée la matière, l’espace et le temps. Expérimenter la matérialité est son exercice. Du rapport de ce qui crée (l’art) et de ce qui a été créé (l’objet) est né l’univers, l’infiniment grand et dense. Le travail ici consiste à refaire le chemin inverse jusqu’à l’infiniment petit (nano) pour espérer saisir l’art ; opérer impérativement un retour à la source. La réalité d’art, le degré zéro de l’objet est accessible à l’unique condition : Le retour. Le voyage-retour est nécessaire voir indispensable pour espérer reconnaitre l’art. L’art devient alors possible à la condition de faire le vide, un hara-kiri nécessaire à l’ascension au spectacle infini qui est offert à l’âme.

*Oser mourir et vivre enfin.

- Identité :

L’objet manifesté est initié par l’essence (art) qui le modèle ensuite à l’infini en le diversifiant tout en restant fidèle  à elle-même, à l’unique ; l’art (l’unique) crée la diversification pour rester éternellement unique. Cette connaissance de l’objet met en évidence son potentiel (essence), et ce potentiel  est sa seule réalité d’art ; son identité. Une identité qui renvoie au degré zéro de l’objet d’où le cadre zéro. Est-ce là le Graal ?

 OxZU7/n) ° (B1°) fut l’objet nommé chaise ;   OnKKu54]+Wb fut l’objet nommé allumette  etc.…

O = degré zéro, l’essence, l’art.

xZU7/n)°(B1°) = diversification, ramification, le superflu.

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