L'Oeuvre m'apparait plus importante que la démarche, la manière et tout le blablabla autour ne sont que pure délire. Le comment ne fait pas partie du processus de la création; on y revient après tout.
Je ne raconte plus d’histoire désormais, je la pose juste au milieu d’autres éléments ; je la déplace ailleurs où elle ne doit pas être, je la laisse parfois à sa place ; elle est le centre de tout mon travail, elle est l’omniprésente et muette ; elle est le « miroir magique ». Je mets des mots dans mes travaux non pas pour leur sens mais uniquement pour leur résonnance. Il n’y a rien là par hasard, tout est rangé et arrangé parfois sans lien direct ou visible ; tout prend des dimensions autres et sûrement différents sens, dans un espace fermé ou ouvert ; en interaction ou inter-réaction avec le spectateur : Qui raconte ; et quoi ? Qui reçoit ; et quoi ? Et Où ? Et Quand … ? Tout participe à la même règle d'unité. L'unité intrinsèque de l'œuvre. Ce qui m’appartient vraiment est cette dernière ; elle m’apparaît plus importante. L'amour, la peur, la vie ou la mort; tout ça est très lié, imposible de le séparer. Juste continuer à être branché sur l'Amour.